1792 – L’attaque du colombier de Néville

La démolition orchestrée du colombier de l’ancien fief de Gouberville en 1792, symbole parmi d’autres des privilèges nobiliaires et de la féodalité, a été rapportée par Louis Drouet. Cette contribution a pour but d’apporter des éléments nouveaux sur le destin du colombier voisin de Néville, aujourd’hui disparu.

La destruction du colombier de Gouberville le 22 avril 1792.

«Les républicains des communes voisines, ceux de Gatteville surtout, avaient formé le projet de raser le colombier du château. Ce n’était plus qu’une masure abandonnée par les pigeons. On en avait fait une prison pour enfermer les perturbateurs du repos public. Le procureur syndic du distric de Cherbourg, averti, prévint par lettre du 15 avril 1792 la municipalité de Gouberville de l’expédition projetée. Le 22 avril, les conseillers étaient réunis en corps à l’église pour assister à la messe ; arrive la nouvelle qu’un attroupement d’étrangers démolissait le colombier. Tous sortent aussitôt et envoient quérir le juge de paix du canton, les maires de Gatteville et Néville, la gendarmerie nationale et le détachement d’Aunis et Touraine. Quand à 2 heures et demie la troupe fut sur les lieux, il était trop tard, les patriotes avaient décampé, sans laisser pierre sur pierre du colombier » 1.

Ce vieux colombier, ayant appartenu en son temps à Gilles de Gouberville, était à cette date la propriété de Marie-Bonaventure Jallot (1753-1843), comte de Beaumont, ci-devant seigneur de Gouberville et autres lieux, fils de feu Pierre-Guillaume Jallot, ce dernier ayant acquis le fief et seigneurie de Gouberville en 1770 de Louis-René-Jean-Charles de Crosville2.

Le même jour : l’attaque du colombier de Néville.

Un procès-verbal issu des archives de la commune voisine de Néville3, révèle que ce même jour, 22 avril 1792, le colombier de Néville fut lui aussi mis à mal, sans toutefois être entièrement démoli. Ce colombier, comme celui de Gouberville, appartenait à ce même Marie-Bonaventure Jallot, ici ex-seigneur de Néville.

« L’an mil sept cents quatre vingt douze, le vingt deuxieme jour d’avril à Neeville.

Nous, maire et officiers municipaux, en presence du procureur de laditte commune, sur les deux heures après midy ouviron, étant informés par lettre de la municipalité de Gouberville qu’il y avoit dans leur commune un attroupement et qu’ils nous onts requis de leur tenir main forte, à quoy nous etions prest d’obeir, et lorsque [et alors que] nous ecrivions une ordonnance au capitaine de la compagnie de la garde nationale de Neeville pour leur prester secours, dans l’instant onts est venu nous avertir qu’il y avoit un attroupement de gens armés de sabres, de fusils, de barre de fer et autres instrumens meurtriers, arrivés à Neeville, dont une partie etoient déjà occupée à decouvrir un colombier apartenant au sieur Jallot.

Pourquoy, nous avons pris le party de nous retirer chez le procureur de la commune où nous avons ecrit d’abord une lettre que nous avons adressée au capitaine de la compagnie de la garde nationale de Neeville aux fins de dissiper la troupe s’il estoit possible. Ensuitte nous en avons informé la municipalité de Gouberville et [celle] de Rethoville pour la même fin.

Enfin, sur les trois heures et demie est arrivé un détachement de troupes de ligne et de garde nationalle, et cet attroupement, soit qu’ils les ayent aperçus ou entendu dire qu’il venois de la force, s’est retiré et disperçé.

Mais après que la troupe a eté retirée et eloignée, cet attroupement s’est reuny [de nouveau] et a achevé d’abattre le comble dudit colombier, ce que nous n’avons pu empecher vu la force superieure de gens armés et que nous n’avons ny armes ny munitions.

Dont du tout nous avons redigé le present, notre proces verbal, dont autant sera délivré par notre secretaire greffier pour etre envoyé à Monsieur le premier sindic du district de Cherbourg. Le present fait et redigé en la maison de notre greffier où nous nous sommes retirés de crainte d’etre insultés dans nos fonctions, cedit jour et an sur les cinq heures après midy.

[Signatures :] Belliard maire, J. Le Scellierre municipal, J. Le Peley procureur, Legagneur secretaire greffier, F. Danneville municipal ».

La chronologie comparée des faits exposés par L. Drouet et de ceux relatés par Martin Belliard, maire de Néville, laisse à penser que c’est la même troupe de soldats réguliers et de milice qui est intervenue, en vain, dans les deux cas. Appelés en renfort par la municipalité de Gouberville, les soldats sont arrivés sur les lieux vers 2h½, pour constater les dégâts, puis se sont dirigés vers Néville où ils sont arrivés vers 3½.

A Néville les troubles n’ont commencé qu’après 2h. Et de ce fait ils ont très bien pu être occasionnés par la même bande de patriotes qui après avoir démoli le colombier de Gouberville se serait rendue à Néville pour en abattre un second, se dispersant ensuite à l’annonce de l’arrivée du détachement armé mentionné ci-dessus, et reprenant son œuvre de démolition après le départ de la troupe.

Du reste cette démolition fut ici bien moins poussée qu’à Gouberville puisque le maire précise que seul le « comble » du colombier en a été la cible. Occupés à ôter la couverture du colombier, puis interrompus, les patriotes semblent s’être contentés de finir de la mettre à bas après le départ des soldats. Avaient-ils « fait leur journée » et renoncé à s’attaquer à l’ensemble du colombier sachant le temps que cela impliquerait ? Ou bien savaient-ils qu’en détruisant sa couverture, non seulement ils rendraient son utilisation impossible, mais ils scellaient à moyen terme le destin de l’édifice en l’absence de travaux de réparation.

Tout comme celui de Gouberville, il est peu probable que le colombier de Néville abritât encore des pigeons à cette date, les dispositions prises en 1789 en ayant fortement amoindri l’intérêt économique. Ces édifices restaient considérés par le peuple comme « un signe extérieur de noblesse » même si chacun pouvait désormais en posséder un. Mais le propriétaire d’un colombier était maintenant soumis à l’obligation d’enfermer ses pigeons une partie de l’année et par conséquent de les nourrir tout au long de cette période. Enfin les volatiles ne bénéficiaient plus d’aucune protection juridique : en dehors de leur colombier ils pouvaient désormais être chassés4.

De quel colombier s’agit-il ?

Le plan du cadastre ancien de Néville, levé en 1822, nous montre la présence d’une structure circulaire, dont le centre se trouve à environ 45 m du pignon ouest et portail l’église, et qui aurait environ 10 m de diamètre5. L’édifice est situé dans une parcelle qui est nommée « La Colomby » dans l’état des sections de 1824 de la commune6, ce qui ne laisse aucun doute sur sa nature et écarte toute confusion possible avec un moulin à vent par exemple (nous sommes ici sur un point haut de la côte).

Ce colombier du cadastre apparaît aussi très nettement sur le plan des ingénieurs géographes du roi, dressé en 1780 et 1781 pour ce secteur, au nord-ouest, dans un champ attenant au cimetière de l’église (voir ci-dessous). Mais s’agit-t’il du colombier qui a été la cible de l’attroupement de 1792, celui appartenant à un « sieur Jallot » ?

S’il y avait eu plusieurs fiefs à se partager le terroir de Néville, il semble que n’y subsistait plus qu’un seul colombier à la veille de la Révolution7.

Un aveu de 1695, nous indique que le domaine non fieffé de la seigneurie de Néville est « composé de quatre pieces de terre joignantes ensemble nommez Les Manoirs de Neville, sur lesquelles sont scituez plusieurs masures qui estoient antiennement le manoir seigneurial8 dudict lieu, [et] un colombier encores vollant », lesdites pièces d’une superficie d’environ cinq acres, « alentour de l’eglize ou cimetiere de Neville, qui jouxte du levant le chemin de ladicte eglize, du couchant et du septentrion Robert Houivet, et du midy ledict seigneur » de Néville9.

Dans l’état des sections de 1824, les pièces de terres attenantes à celle de « La Colomby » sont nommées « Les Manoirs », et de surcroît sont toutes la propriété d’un « Jallot, propriétaire à Nancy » et on sait par ailleurs que Marie-Bonaventure Jallot, comte de Beaumont, a vécu et terminé sa vie à Nancy, s’éteignant en 1843 à l’âge de 91 ans.

Il n’en faut pas davantage pour identifier formellement le colombier situé près de l’église, comme étant le colombier du sieur Jallot, celui qui fut visé par les révolutionnaires. Et c’est bien parce qu’il n’a pas été complètement détruit comme celui de Gouberville que ce colombier figure encore, trente ans plus tard, sur le plan « napoléonien » de la commune.

Le montage ci-dessous a été réalisé à partir du plan cadastral ancien de Néville (1822). Les parcelles nommées sont celles qui appartenaient à Marie-Bonaventure Jallot à cette date. Ce sont d’ailleurs les seules parcelles qu’il possédait à Néville, alors qu’à Gouberville, à la même époque, il était propriétaire d’environ 55% du territoire communal10.

Le colombier du sieur Jallot, monumental, car plus large que le pignon de l’église, se trouvait donc dans la parcelle nommée « La Colomby » à quelques dizaines de mètres au nord-est de l’église.

Une photo du colombier ?

Il n’existe pas à ma connaissance de représentations de ce colombier ni de ses ruines : dessins, peintures ou croquis. Pourtant, une carte postale de la collection Le Goubey, la n°1530, photographie prise à Néville dans les premières années du 20e siècle par le célèbre photographe local, pourrait avoir fortuitement fixé sur le papier les derniers vestiges de l’édifice.11

Je connaissais ce cliché depuis bien longtemps mais le rapprochement que je fais ici ne s’est imposé à moi que très récemment.

Après l’avoir longuement examiné dans différents tirages, il est, de mon point de vue, tout à fait plausible que ce qui paraît être un simple talus embroussaillé, à droite des deux personnages, soit en réalité les décombres du vieux colombier qui devait être encore en élévation à cette époque sur quelques dizaines de centimètres, mélange de pierres et de terre envahi par la végétation.

Si on considère la distance approximative qui sépare les personnages de l’église ainsi que l’angle de la prise de vue, et qu’on les confronte à l’emplacement exact du colombier sur le plan « napoléonien », on aurait très bien pu, placé à cet endroit, voir figurer une partie du colombier ou de ses restes dans le champ de la photographie.

Selon moi on peut observer ici un monticule à base circulaire dont le centre est évidé et au creux duquel poussent tant que bien que mal trois arbres « mange-cailloux ». S’il s’agissait d’une haie, d’un talus linéaire, il se poursuivrait plus avant dans le champ en direction de l’église.12

Interprétation de la carte postale Le Goubey n°1530

Vue de l’esprit, coïncidence ? Chacun se fera son opinion. Pour avoir des certitudes il faudrait pouvoir disposer d’une autre photographie de cette époque prise d’un autre angle. Si mon interprétation est la bonne, notre carte postale des années 1910 représenterait alors un des derniers jalons dans le processus d’effacement total de l’édifice.

Scénario de sa déchéance.

On ignore si le colombier reçu une nouvelle couverture après les événements de 1792. Déjà pratiquement inutile et probablement inutilisé à cette date il n’y a pas de raisons à ce qu’il ait été réparé. Puis, laissé en l’état par ses propriétaires successifs il s’est progressivement dégradé. Mais au milieu du 19e siècle ses ruines marquent encore suffisamment le paysage pour qu’il apparaisse sur la carte d’état major (ci-dessous).

La carte d’état-major, bien qu’imprécise dans le tracé de certains bâtiments et leur positionnement (l’église de Néville est réduite à un symbole), représente bien notre colombier dans le champ attenant au cimetière. Il devait encore suffisamment s’inscrire dans le paysage pour que les cartographes prennent la peine de le signaler. Dans ce secteur du Val de Saire, la carte d’état-major ne peut-être postérieure à 1852.13

La dégradation du bâtiment a du s’accélérer par la suite. On peut également imaginer quelques prélèvements de pierres qui en ont précipité la ruine. Réduit à un monticule d’éboulis au début du 20ème siècle (la carte postale), seules les fondations du colombier étaient encore en place au mitan du même siècle.

Les dernières traces du colombier.

Voici ce qu’écrit Jean Lejeune, ancien maire de la commune, dans son opuscule sur Néville rédigé au cours des années 90 : « de l’ancien manoir seigneurial ne reste que le nom des Clos du Manoir tout auprès de l’église… Et le souvenir de l’ancien exploitant de ces champs, alors en herbe, qui butait sur les fondations du colombier en essayant d’enfoncer à cet endroit les piquets de fer destinés au pacage du cheptel. »14

L’exploitant en question était probablement Charles Pontus, qui avait acheté cette parcelle dans l’après-guerre à la propriétaire du château de Gouberville de l’époque. Son fils, Michel Pontus, en labourant « La Colomby » dans les années 70, qui était encore un herbage comme indiqué ci-dessus, s’est lui aussi heurté aux restes des fondations avec son tracteur. Sont alors remontées des pierres plates maçonnées à la chaux qui étaient disposées en un vaste cercle, ce qui ne manqua pas de l’étonner puisqu’il ignorait qu’il y avait eu à cet endroit une construction.15

Enfin, à l’occasion d’une excursion organisée par la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Manche en 1982, Remy Villand note à propos de l’ancien colombier de Néville : « subsistent seulement aujourd’hui ses traces dans l’herbe en période de sécheresse. »16

Reste-il encore aujourd’hui suffisamment de vestiges enfouis pour que, les années sèches, l’herbe présente des différences de couleurs observables in situ, ou qui seraient visibles sur des photos aériennes ou les images satellitales ? Rien n’est moins sûr. En tout cas je n’ai rien observé de tel pour le moment.16 Attendons la prochaine grande sécheresse…

Les parcelles « Les Manoirs » et « La Colomby » vues depuis le clocher de Néville.

Conclusion

Il reste assez peu de colombiers dans le Val de Saire. Non loin subsistent celui du château de Tocqueville et celui à demi ruiné de Grintéville à Clitourps. Si on s’éloigne un peu on trouve par exemple celui de Barfleur au bord du rivage, celui du château de Réville et bien sûr, celui très atypique de Barville au Mesnil-au-Val.

Le Colombier de Néville se distinguait certainement de la plupart par son aspect massif et son emprise au sol. Rien ne permet d’estimer sa hauteur. Pour se représenter aujourd’hui cet énorme colombier dans la vaste parcelle qu’il occupait, peut-être faut-il prendre pour modèle le colombier de Liesville-sur-Douve, avec ses 8,5m de diamètre et ses 6 m de hauteur.

Le colombier en ruine de Liesville-sur-Douve 07/11/2021

Guillaume Roupsard v.1 11/2021

N’hésitez pas à me communiquer vos compléments d’informations, remarques, corrections le cas échéant.

Notes et références :

  1. Louis Drouet. Recherches historiques sur les vingt communes du canton de Saint-Pierre-Église. Cherbourg, 1893, p.353-354
  2. Minutes isolées du notariat de Valognes. Cote AD50 : 5E15434, acte du 22 janvier 1770, pièce n°173.
  3. Ancienne commune de Néville-sur-Mer, auj. Vicq-sur-Mer. Archives conservées à la mairie de Vicq-sur-Mer, en instance de transfert aux archives départementales. Transcrit d’après les clichés qu’en a fait Pierre-Yves Jolivet, que je remercie de me les avoir communiqué.
  4. Yves Henry. Le Colombier, un signe extérieur de noblesse. Essai sur les colombiers en Bretagne. Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. T.88, n°1, 1981.
  5. D’après l’échelle figurant au bas à gauche du plan cadastral de Néville pour la section A, dite « de Bas ».
  6. D’après les états de sections des propriétés non bâties et bâties de la commune de Néville de 1824.
  7. Il n’est pas question de déterminer dans le cadre de cette contribution à quel fief de Néville ce colombier appartenait à l’origine. On sait qu’il y avait trois fiefs principaux dans cette paroisse et ils portaient à peu près le même nom (celui de Néville, celui de Néville en Beaumont et celui de l’abbaye de Montebourg également appelé fief de Néville), ce qui n’a pas manqué d’ajouter à la confusion lors des débats de tenures qui eurent lieu au 18e siècle.
  8. Les pièces des Manoirs ainsi nommées car gardant le souvenir de l’emplacement d’un manoir depuis longtemps disparu. Sous toute réserve, il pourrait s’agir de l’ancien manoir du fief de Néville tenu de l’abbaye de Montebourg. Ce manoir aurait été détruit au cours de la guerre de Cent Ans et jamais réédifié. Extrait de la déclaration du temporel de l’abbaye de Montebourg en 1640 : « déclare ledit seigneur abé qu’il tient en la parroisse de Néville un fief noble avec droit de patronnage à la cure, et perçoit les deux tiers des grosses dixmes, sur le domaine non fieffé de laquelle seigneurie il y a des ruines et anciennes murailles d’un manoir qui fut ruiné par les Anglois, lesquels descendirent en Normandie, et se consiste le domaine non fieffé en terres et herbages, sur lesquels sont lesdittes ruines, 80 vergées ouviron ». Source : Factum pour l’abbé de Montebourg contre M. Jallot de Beaumont, sgr. de Néville. AD50 125J3, pièce n°15, p.32.
  9. Aveu de 1695 fait par Charles-Pierre de Longaulnay, seigneur de Maupertus, Néville, Beaumont-en-Néville et en partie de Gonneville, du fief terre et seigneurie de Néville, 8e de fief de haubert relevant du roi à cause de son domaine de Saint-Sauveur-Le-Vicomte, et qui s’étendait aux paroisses de Néville et Réthoville. AD76. Cour des Comptes. 2B450, pièce n°69.
  10. Etats de sections des propriétés non bâties et bâties de la commune de Gouberville, 1824. Archives de Vicq-sur-Mer.
  11. A défaut un des deux exemplaires conservés aux AD50, celui côté 6Fi375-4, de meilleure qualité que le 6Fi376-3.
  12. Non pas qu’il n’ait pas pu y avoir de haies à cet endroit, surtout que nous nous trouvons en limite de parcelle. Il y en aura une dans les années 50, il n’y en a plus aujourd’hui. En 1780, si on se réfère au plan des ingénieurs géographes du roi il n’y en avait pas.
  13. En effet le vieux manoir voisin de Gouberville est représenté sur la carte d’état-major, alors qu’il est supposé avoir été rasé par ses propriétaires en 1852, pour édifier à son emplacement un petit château. Dans beaucoup d’autres secteurs du Cotentin la carte d’état-major est postérieure à cette date puisqu’on peut y voir le tracé de la voie ferrée Paris-Cherbourg inaugurée en 1858, et les gares. C’est le cas tout du moins sur la version de ces cartes proposée en ligne par l’IGN sur le Géoportail. Il est possible qu’une première carte d’état-major pour les secteurs concernés par le passage de la voie ferrée ait été mise à jour suite à la pose des rails. Simple hypothèse qui expliquerait pourquoi la carte du secteur qui nous intéresse serait antérieure aux autres.
  14. Jean Lejeune. Saint-Benoit à Néville en Val de Saire. Imp. Charon, Saint-Vaast-la-Hougue. Fascicule édité à compte d’auteur dans les années 90.
  15. Souvenirs de Michel Pontus que m’a rapporté Bernard Potier, ancien maire de la commune.
  16. SAHM. Publications multigraphiées, fascicule n°51, Mélanges 11ème série, 1982, p. 109. Cote AD50 : 3 PER/4 51.